Certains supermarchés remplacent les caissiers, les caissières par des machines automatiques. Revenons à une société plus humaine.
Nous remercions Kheira Bousiane pour son courrier.
Nous réagissons au texte de réponse à sa question .
Le collectif « onveutdescaissiéres » ne nie pas les nécessaires transformations de la société . Notamment, l’évolution du métier d’hôtesse de caisse sur l'ouverture vers d'autres tâches qui rendent leur activité plus attrayante. Si c'est le cas, si des progrès sont enregistré en ce début d'année avec les syndicats, nous ne pouvons que nous en féliciter.
Mais ... cela n’enlève rien à la déshumanisation qu'induit l’utilisation des scannettes par les clients, ce "progrès" technique qui nous relègue au rôle de robots.
Nous voulons mettre en garde contre une société qui, excluant de plus en plus les citoyens des circuits du travail, de par la baisse généralisée des revenus que cette situation engendrerait, provoquerait une réducation des coûts, et donc - pourquoi pas ? - de faire travailler les clients avec des scannettes .Cette situation ressemble à une course au moins disant.
Où est la logique d'une société dans laquelle, globalement, on travaille de moins en moins (diminution du temps de travail et augmentation du chômage) et où l'on n'aurait plus le temps d'attendre cinq minutes à une caisse, voire même que l'on doive se rendre « au drive », lieu où, si le travail est effectué par des employés,les conditions de travail semblent peu enviables.Ceci ne ressemblerait-t-il pas à un problème de répartition des richesses, des moyens, des biens et des hommes ?
Quant à ces personnages que sont les : « Planificateur, category manager », le consommateur doit savoir que, s'ils cherchent à lui faciliter la vie, c'est certainement dans le but de lui éviter de se rendre à la concurrence, et, dans tous les cas, à lui vendre plus, même s'il n'en avait pas besoin. Nous remarquons également qu'il entre dans les impératifs de cette profession de changer les produits ou les rayons de place, ce qui, si cela donne du travail aux employés, ne fait pas toujours gagner du temps aux clients.
Cette profession, si elle est plus valorisante financièrement et socialement que celle la/le caissière/er, finalement est assez comparable, vis-à-vis de la concurrence, à ce qu'est la surenchère d'armement à la dissuasion militaire. Le consommateur, lorsqu'il va au supermarché, se rend sur le champ de bataille de la guerre commerciale, guerre il est vrai « assez propre ", comme le serait une guerre nucléaire. Mais il s'agit là d'ouvrir un autre débat ...